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Toute la beauté et le sang versé

Toute la beauté et le sang versé

visuel du film
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Devenue accro à un opioïde ultratoxique, Nan Goldin se lance dans un combat contre l’industrie pharmaceutique. 

Un documentaire bouleversant, où la vie et l’œuvre de la célèbre photographe apparaissent indissociables de ses révoltes contre une Amérique cupide et réactionnaire. "J’ai beau avoir respecté la posologie, j’ai été accro du jour au lendemain." Il y a quelques années, Nan Goldin se voit prescrire de l’OxyContin, un analgésique, après un accident. Sa vie devient aussitôt un enfer. "Au fur et à mesure de l’accoutumance, il m’en fallait toujours plus. Je suis passée de trois cachets par jour, ce qui m’avait été prescrit, à dix-huit. Comme avec toutes les drogues, l’effet a fini par s’atténuer. Alors je suis passée à la paille." La star de la photographie contemporaine découvre que le laboratoire qui produit cet opioïde, responsable d’une crise dévastatrice aux États-Unis qui fera plus de 500 000 morts, appartient à une puissante famille, les Sackler, par ailleurs mécènes des plus grands musées du monde. Aux États-Unis et en Europe, Nan Goldin s’engage aussitôt dans des actions spectaculaires et fonde un groupe militant, le P.A.I.N. (pour "Prescription Addiction Intervention Now"). Leur but : forcer le Louvre, la Tate, le Guggenheim ou le Met à refuser les dons des Sackler et à retirer le patronyme de leurs salles... 

Disponible jusqu'au 15 juin sur Arte : toutes les infos ici